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Puissance apparente : définition et formule de calcul

La puissance apparente est une donnée importante dans le cadre de la souscription à un contrat d’électricité. Découvrez dans cet article la manière dont elle est calculée, et son impact sur votre facture.

Définition

La puissance apparente est une donnée dite « plafond » qui correspond à la valeur maximale disponible dans le cadre du fonctionnement d’un réseau électrique.

Dans quel but la puissance apparente est-elle utilisée ?

La puissance apparente peut avoir différents intérêts. Elle est notamment utile pour les actions suivantes :

  • Choisir le type d’installation électrique qui convient, ainsi que ses dimensions. Et donc de déterminer les dimensions des appareils protecteurs.
  • C’est en puissance apparente (en kVA) que s’exprime la puissance de votre abonnement électrique

En d’autres termes, il permet au fournisseur de déterminer la quantité d’électricité à acheminer vers les réseaux.

Formule de calcul de la puissance apparente

La puissance apparente s’obtient en multipliant l’intensité (I) en ampère, à la tension (U) en volt-ampère.

Ainsi, la puissance (S) est déterminée par le calcul suivant :

                S=U*I

Une autre méthode peut être utilisée. Il s’agit de calculer la racine carrée de la somme entre le carré de la puissance active (P) en watt, et celui de la puissance réactive (Q) en voltampère réactif.

                S=√(P²+Q²)

Le résultat obtenu (S) est souvent exprimé en kilovoltampère (kVA).

Les différents types de puissance

Il existe trois types de puissances : la puissance apparente, la puissance active et la puissance réactive. Ces trois puissances sont liées entre elles par ce qu’on appelle le triangle des puissances. Revenons donc sur les puissances actives et réactives.

Source : conseils-thermiques.org

Puissance active

La puissance active (P) est également appelée puissance « réelle » ou « utile ». C’est la seule à être réellement transformée (sous forme de chaleur ou de mouvement).

Pour la calculer, on utilise la puissance suivante : P=U*I*cos φ (φ correspondant au déphasage)

Puissance réactive

A l’inverse, la puissance réactive est beaucoup moins visible, et donc plus difficile à calculer. Grâce à la puissance réactive, il est possible de déterminer la puissance des champs magnétiques d’un réseau, ou encore d’un appareil. Par exemple, les ordinateurs ou encore les moteurs (à l’inverse des appareils à résistance) sont concernés par la puissance réactive.

Pour calculer la puissance réactive, la formule est la suivante : Q=S*U*sin φ  

Compteur monophasé et triphasé

Dans le cadre d’un emménagement, le calcul de la puissance apparente permet de déterminer le type de branchement électrique. En effet, deux types de compteurs sont disponibles :

  • Un compteur monophasé est suffi généralement pour les petites entreprises. Il est utile lorsque le circuit électrique est unique.
  • Un compteur triphasé quant à lui est obligatoire dès que les besoins de puissance dépassent 18 kVA. Ce compteur est, comme son nom l’indique, divisé en trois circuits électrique de même dimension.

Comment déterminer sa puissance apparente ?

La puissance apparente de votre compteur correspond à la puissance souscrite dans votre contrat d’électricité. Vous y avez donc accès sur les documents transmis par votre fournisseur, notamment sur les factures et le contrat.

Pour les entreprises ayant un compteur Linky, la puissance apparente est affichée sur l’écran de l’appareil. Pour y accéder, il faut appuyer sur le bouton + pour faire défiler l’affichage.

Pourquoi modifier la puissance apparente de son contrat ?

Il est très important de bien déterminer la puissance apparente nécessaire à votre consommation électrique. En effet, la puissance apparente détermine le montant de l’abonnement à l’électricité qui figure sur votre contrat.

Ainsi, si elle est trop élevée, vos charges fixes seront supérieures.

Si elle est trop faible, vous risquez un dépassement de puissance qui peut être accompagné de charges supplémentaires si votre compteur a une puissance supérieure à 36 kVA. En revanche, si votre compteur électrique a une puissance inférieure à 36 kVA, les dépassements de puissance ne sont pas autorisés. Ainsi, le risque est de faire disjoncter le compteur.

Comment changer la puissance apparente de son contrat ?

Il est tout à fait possible de changer la puissance apparente de son contrat. Il est même conseillé de vérifier régulièrement si celle-ci est toujours adaptée afin d’éviter les mauvaises surprises. Par exemple, si de nouvelles machines apparaissent dans les locaux, la puissance devra sans doute être ajustée à la hausse.

Chez Capitole Energie, nous regardons pour nos clients s’il est possible et nécessaire de réaliser une optimisation de la puissance souscrite.

N’hésitez pas à contacter nos experts pour vos démarches relatives à l’achat et à la gestion de votre énergie :

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OPERAT : la plateforme de l’ADEME pour le décret tertiaire

La plateforme OPERAT (Observatoire de la Performance Energétique, de la rénovation et des Actions du Tertiaire) est gérée par l’ADEME dans un but de recueil et de suivi des informations de consommation des entreprises concernées par le Décret Tertiaire.

Le décret tertiaire pour réduire la consommation des bâtiments du secteur

Depuis 2019, le décret tertiaire impose à certaines entreprises de réduire leur consommation énergétique sur le long terme.

Deux types d’objectifs peuvent être énoncés :

  • Réduire la consommation finale d’électricité

Des pourcentages sont ici fixés en comparaison à une année de référence :

  1. – 40% dès 2030
  2. – 50 % dès 2040
  3. – 60% dès 2050
  • Atteindre un seuil de consommation en valeur absolue (kWh/m²/an)

À chaque échéance, un seuil sera fixé par un arrêté, en fonction de la consommation énergétique des bâtiments nouveaux de leur catégorie.

Pour atteindre ces objectifs, les entreprises devront mettre en œuvre un certain nombre d’actions, pouvant aller de la formation des équipes à des travaux de rénovation énergétique dans leur ensemble.

Rappel des dates clés du décret tertiaire :

  • 01/10/2019 : entrée en vigueur du décret tertiaire
  • 30/09/2022 : date butoir pour saisir les données administratives, déclarer les données de consommations des années 2020 et 2021, et pour choisir l’année de référence
  • 30/09/2026 : date limite pour déclarer d’éventuelles modulations des objectifs
  • 31/12/2031 : premier contrôle afin de vérifier l’atteinte de l’objectif -40% par rapport à l’année de référence

Si vous souhaitez en savoir davantage sur le décret tertiaire, rendez-vous sur notre guide complet !

La plateforme OPERAT

La plateforme OPERAT (Observatoire de la performance énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire), est une plateforme de l’ADEME destinée à toutes les personnes assujetties au décret tertiaire.

Qui est concerné par le décret tertiaire ?

Sont concernés par le décret tertiaire les entreprises suivantes :

  • Toutes les entreprises du secteur tertiaire dont la surface est supérieure à 1000m²
  • Les entreprises d’autres secteurs d’une surface totale (tous bâtiments confondus) supérieure à 1000 m², comportant des locaux à usage tertiaire.

Ainsi, les propriétaires comme les occupants devront démontrer leur respect des différentes étapes du décret tertiaire sur la plateforme OPERAT.

A noter que les bâtiments provisoires, les lieux de culte, les bâtiments de défense, de sécurité civile ou intérieure du territoire sont exemptés.

De plus, si plusieurs organisations se partagent un même bâtiment, il est tout à fait possible de créer des comptes individuels sur la plateforme OPERAT

Créer son compte sur la plateforme OPERAT

Sur la plateforme OPERAT, pour créer un compte, vous devez cliquer sur « S’inscrire ». On vous demandera ensuite de renseigner un certain nombre d’informations :

  • La nature de votre structure
  • Le numéro de SIRET
  • Vos noms et prénoms
  • Votre adresse mail
  • Votre numéro de téléphone
  • Votre fonction au sein de l’entreprise

Se connecter sur la plateforme OPERAT

Pour vous connecter sur OPERAT, cliquez sur le lien suivant : Connexion à OPERAT. Vous devez ainsi entrer l’adresse mail renseignée à l’inscription et le mot de passe. En cas d’oubli de votre mot de passe, vous pouvez cliquer sur « Mot de passe oublié » pour ensuite le réinitialiser.

Déclarer ses informations

Après inscription, les assujettis devront notamment déclarer l’année de référence choisie. Celle-ci ne peut être antérieure à 2010.

De plus, il est également indispensable de déclarer les éléments suivants :

  • Les indicateurs d’intensité d’usage (relatifs aux activités de votre site)
  • La surface de chaque bâtiment (ou partie de bâtiment)
  • Les activités exercées dans ces bâtiments
  • Les données de consommation énergétique des années 2020 et 2021

Ensuite, les assujettis devront déclarer chaque année leurs données de consommation annuelle (à N-1) avant le 30 septembre.

Le système Eco Energie Tertiaire

Une fois vos données collectées, la plateforme OPERAT transmettra une notation nommée Eco Energie Tertiaire. Il existe 5 niveaux de notation, allant d’une feuille grise à trois feuilles vertes. Le premier niveau permet de noter que la démarche de réduction de la consommation énergétique n’est pas suffisante. À l’inverse, les trois feuilles vertes assurent que les réductions de consommation sont excellentes.

La plateforme OPERAT transmet également plusieurs documents en liens avec les consommations énergétiques déclarées :

  • Une attestation de performance énergétique annuelle. Au format numérique, elle vous permet de vous situer par rapport aux objectifs
  • Un bilan de vos consommations annuelles finales d’énergie par type d’énergie. Celles-ci seront ajustées en fonction des particularités climatiques
  • Une modulation en fonction du volume d’activité
  • L’accès à des informations concernant une équivalence entre vos consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre

Pour tout renseignement concernant le décret tertiaire, les experts de Capitole Energie sont à votre disposition. Pour les contacter, ça se passe juste ici :

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Commerces : vers une interdiction de la climatisation avec les portes ouvertes

Dimanche 24 juillet 2022, la ministre de la Transition énergétique a annoncé la mise en place de deux nouveaux décrets portant sur les enseignes lumineuses et la climatisation.

Objectif : réduire la consommation

Agnès Pannier-Runacher – ministre de la Transition énergétique – a annoncé dimanche 22 juillet la mise en place de deux nouveaux décrets.

Le premier porte sur la publicité lumineuse en ville. Le premier « généralise l’interdiction des publicités lumineuses quelle que soit la taille de la ville entre 1h et 6h du matin ». Exception faite des publicités dans les aéroports et les gares. À l’heure actuelle, la loi n’est pas la même sur l’ensemble du territoire. Pour les villes de moins de 800 000 habitants, la publicité lumineuse est interdite la nuit entre 1h et 6h du matin. Pour les agglomérations de plus de 800 000 habitants, la législation dépend du Règlement Local de Publicité (RLP). L’objectif est de lisser cette loi sur l’ensemble du territoire.

« Le second interdit aux magasins d’avoir leurs portes ouvertes alors que la climatisation et le chauffage fonctionne », explique la ministre auprès du Journal du Dimanche. Certaines villes avaient déjà mis en place ces mesures via des arrêtés municipaux, notamment Bourg-en-Bresse, Lyon, Besançon et Paris. Le gouvernement souhaite donc étendre cela à l’échelle nationale.

L’objectif de ces deux mesures vise à réduire la consommation globale d’énergie. D’après Mme Pannier-Runacher – interviewée sur RMC -, laisser les portes ouvertes alors que la climatisation ou le chauffage fonctionnent, « c’est 20% de consommation en plus ». Aussi, dans le climat actuel, au cœur d’une crise énergétique, elle juge ces pratiques « absurde[s] ».

Des sanctions pour les contrevenants

Afin de faire respecter ces mesures, le gouvernement prévoit de mettre en place un système d’amende. Celles-ci pourront aller jusqu’à 750€ pour l’ouverture des portes avec la climatisation ou le chauffage allumés.

Pour ce qui est de la publicité lumineuse, la ministre n’a pour l’instant divulgué le contenu du décret. Le nombre d’agglomérations concernées n’est pour le moment pas connu. De la même manière, les modalités de contrôle, mais aussi de sanctions (pouvant aller jusqu’à 1 500€) ne sont pas dévoilées.

Des précisions seront apportées quand les décrets sortiront.

Prévenir l’hiver prochain

En France et en Europe, les politiques vont se multiplier afin de réduire la consommation de manière globale. Le Président Macron a par exemple annoncé un Plan de Sobriété énergétique le 14 juillet dernier. L’objectif à l’échelle nationale est de réduire la consommation globale de 10% en deux ans. Pour cela, des efforts collectifs seront nécessaires, notamment cet hiver afin de faire face au manque de gaz venant de Russie.

Dans le même temps, en Europe l’heure est également à la réduction de la consommation. La Commission européenne a fait savoir son plan pour réduire la consommation globale d’énergie. L’objectif de l’UE est de réduire sa consommation annuelle entre 4 et 40 milliards de mètres cubes. Pour cela, la production d’électricité et l’industrie seront particulièrement ciblées. Des efforts seront aussi demandés aux particuliers, qui seront par exemple sollicités pour réduire le chauffage d’1°C cet hiver.

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Le guide complet du décret tertiaire en 2022

Le décret tertiaire oblige certaines entreprises comportant des bâtiments tertiaires, à réaliser des économies d’énergie sur ces derniers.

Table des matières

I – Mise en vigueur du décret tertiaire

II – Qui est concerné par le décret tertiaire ?

III – Les objectifs du décret tertiaire

IV – Quelles actions réaliser ?

V – Les dates clés de la mise en œuvre du décret tertiaire

VI – Quels sont les sanctions en cas de non-respect des modalités ?

VII – Des modulations : dans quel cas ?

VIII – La plateforme OPERAT

Zoom sur la mise en vigueur du décret tertiaire

Le secteur tertiaire est responsable de 45% des consommations globales d’énergie en France et de 27% des émissions. Aussi, dès 2010 des mesures sont mises en place afin de réduire la consommation de ce secteur. Cette même année, la loi Grenelle II met en avant un dispositif qui doit permettre la rénovation du parc de bâtiments tertiaires en France. Un décret d’application allant dans ce sens est publié en 2017 avant d’être annulé en 2018 car le délai accordé aux professionnels n’était pas suffisant. La loi Elan de 2018 relance ce projet.

Le décret tertiaire entre ensuite en vigueur le 1er octobre 2019. Sur les 960 millions de m2 du parc tertiaire en France, le décret de 2019 en concerne environ 800 millions de m2 qui seront au cœur de projet permettant des économies d’énergie.  

Qui est concerné par le décret tertiaire ?

Le décret tertiaire concerne :

  • Toutes les entreprises du secteur tertiaire dont la surface est supérieure à 1000m².
  • Les entreprises d’autres secteurs d’une surface totale (tous bâtiments confondus) supérieure à 1000m², comportant des locaux à usage tertiaire. Les surfaces concernées peuvent être les bâtiments entiers (ou partie de bâtiments), les parties cumulées d’un bâtiment, une (ou plusieurs) zones d’un ensemble de bâtiments situés sur une même unité foncière (ou sur un même site).

Le décret concerne aussi bien les propriétaires que les occupants.

À noter que les bâtiments provisoires, les lieux de culte, les bâtiments de défense, de sécurité civile ou intérieure du territoire sont exemptés.

Les objectifs du décret tertiaire

Il existe deux types d’objectifs annoncés par le décret tertiaire : réduire la consommation finale d’énergie ou atteindre un seuil de consommation en valeur absolue.

Réduire la consommation finale d’énergie (%)

Les réductions de consommation finale d’énergie doivent atteindre les pourcentages suivants par rapport à une année de référence :

  • -40% dès 2030
  • -50% dès 2040
  • -60% dès 2050

L’année de référence est choisie par l’assujetti (elle doit être comprise entre 2010 et 2019). Il doit s’agir d’une année pleine d’exploitation, ajustée en fonction des variations climatiques.

Atteindre un seuil de consommation en valeur absolue (kWh/m²/an)

L’autre possibilité consiste à atteindre un seuil de consommation d’énergie finale déterminé en valeur absolue. Ce seuil est fixé en fonction de la consommation énergétique des bâtiments nouveaux de leur catégorie.

Le niveau de réduction de consommation attendu sera fixé à chaque échéance par un arrêté. Il est déterminé en fonction d’indicateurs propres à chaque catégorie d’activité.

À noter qu’il existe la possibilité de mutualiser les résultats à l’échelle du parc de vos bâtiments.

Sur quoi porte exactement le décret tertiaire ?

Le nouveau décret tertiaire utilise le terme « actions » pour désigner toutes les solutions utilisées pour réaliser des économies d’énergie.

Par « actions », le décret entend :

  • Les travaux de rénovation énergétiques dans leur ensemble
  • Les gestes du quotidien et bonnes pratiques

Ainsi, les actions peuvent porter sur l’évolution du comportement des personnes physiques du bâtiment, tout comme l’amélioration technique des performances énergétiques du bâtiment. Dans le même temps, il peut également s’agir de la mise en place de nouveaux équipements (et de dispositifs de contrôle et de gestion), ou encore la révision des modalités d’exploitation de vos équipements actuels.

Les dates clés de la mise en œuvre du décret tertiaire

Le calendrier comportant les différentes étapes du décret tertiaire est le suivant :

  • 01/10/19 : entrée en vigueur du décret tertiaire
  • 30/09/2022 : Date butoir pour saisir les données administratives, déclarer les données de consommation des années 2020 et 2021 et pour choisir l’année de référence.
  • 30/09/2026 : Date limite pour déclarer d’éventuelles modulations des objectifs
  • 31/12/2031 : Premier contrôle afin de vérifier l’atteinte de l’objectif -40% par rapport à l’année de référence

Quelles sont les sanctions en cas de manquement au Décret Tertiaire ?

Si vous ne transmettez pas les données nécessaires sur la plateforme avant les dates limites, vous recevrez une mise en demeure. On vous demandera ensuite de transmettre ces données sous un délai de 3 mois. Si la limite des trois mois n’est pas respectée, l’Etat publiera sous le principe du « name and shame », le nom de votre entreprise sur un site dédié. Il y figurera aux côtés des entreprises dont les mises en demeure sont restées sans effet.

De plus, l’État prévoit de sanctionner d’une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 €, les personnes morales ne répondant pas aux obligations de réduction de consommation (1 500 € pour les personnes physiques).

Demander des modulations des objectifs

Comment vous pouvez le voir, il est possible – jusqu’au 30 septembre 2026 – de demander des modulations des objectifs.

Ces modulations interviendront dans des cas bien précis et devront être dûment justifiées par un dossier technique et/ou financier.

Les modulations peuvent intervenir dans les cas suivants :

  • En cas de modifications importantes des parties extérieures (pour certains bâtiments)
  • En cas de non-conformité aux servitudes relatives au droit des sols, droit à la sécurité des biens et des personnes, droit de propriété ou encore à l’aspect des façades
  • Dans le cadre d’un changement du volume d’activité
  • Si le coût est disproportionné en opposition aux bénéfices attendus
  • S’il existe des risques pathologiques pour le bâtiment qui pourraient affecter sa structure ou son clos couvert

Centraliser ses données sur la plateforme OPERAT

Pour centraliser les données de toutes les entreprises éligibles, le gouvernement a décidé de mettre en place une plateforme de recueil et de suivi des consommations.

L’Observatoire de la Performance Energétique de la Rénovation et des Actions du Tertiaire (OPERAT) est donc la plateforme numérique mise en place par l’ADEME.

Sur OPERAT, vous devez déclarer les éléments suivants :  

  • Le type(s) d’activité(s) tertiaire du bâtiment
  • La consommation annuelle pour chaque type d’énergie avec leur année de référence et les justificatifs
  • La surface des bâtiments
  •  Les indicateurs d’intensité d’usage pour les activités hébergées
  • Les modulations prévues
  • Si vous avez des pompes de recharge pour véhicules électriques et hybrides, vous devez également donner la consommation globale liée à cette activité

Il est tout à fait possible de déléguer la transmission de ces informations sur la plateforme OPERAT à des prestataires extérieurs.

Capitole Energie propose un service pour les professionnels cherchant à se délester de ces prérogatives.

Nos experts sont à votre disposition pour toute demande relative au décret tertiaire, n’hésitez pas à les contacter :

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L’Assemblée nationale adopte la hausse du prix de l’ARENH

Vendredi 22 juillet 2022, l’Assemblée nationale a adopté – en première lecture – une loi d’urgence pour le pouvoir d’achat. Parmi les mesures, on retrouve de nouvelles décisions quant à l’avenir du dispositif ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique).

Une augmentation du prix de l’ARENH

Ainsi, les députés se sont entendus, à 167 voix contre 136, sur une augmentation du prix de l’ARENH.

Historiquement revendu à 42 €/MWh via le mécanise de l’ARENH, le prix de l’électricité nucléaire vendu par EDF a déjà augmenté à 46,50 €/MWh pour les 20 TWh supplémentaires alloués dans le cadre des mesures d’urgence liées à l’augmentation des prix de l’énergie.

L’électricité nucléaire vendue par EDF via l’ARENH est historiquement fixé à 42 €/MWh. Dans le cadre de l’augmentation du volume ARENH accordé de 20 TWh supplémentaires, le prix a déjà été augmenté à 46,50 €/MWh.

Ce nouveau texte porte le prix de l’ARENH à « au moins 49,5 euros » à partir du 1er janvier 2023.

Le système ARENH

Pour rappel, l’ARENH est un dispositif favorisant la concurrence entre les fournisseurs d’énergie alternatifs et EDF. L’énergéticien français est ainsi contraint de revendre une partie de sa production nucléaire à son coût de revient de 42 €/MWh. Le volume revendu par EDF a été augmenté à 120 TWh (contre 100) en avril 2022 pour essayer de faire face à la hausse des prix de l’électricité sur le marché.

La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) avait d’ailleurs demandé à ce que le volume ARENH accordé augmente jusqu’à 130 TWh pour l’année 2023. L’Assemblée nationale n’a pas pris de décision sur ce sujet et le volume ARENH accordé reste aujourd’hui le même.

Quelle conséquence sur la facture des consommateurs ?

A priori, l’augmentation du prix d’attribution des volumes ARENH devrait se ressentir à la signature d’un contrat ARENH auprès d’un fournisseur alternatif. En effet, si le fournisseur achète cette électricité nucléaire à un prix plus élevé, il le revendra nécessairement avec cette même hausse.

Toutefois, selon Loic ARILAZA – Analyste pricing Team Leader chez Capitole Energie – cette augmentation n’aura que peu d’influence sur le volume ARENH demandé par les fournisseurs alternatifs. En effet, pour ces derniers, acheter de l’électricité ARENH à 49,50 € minimum est toujours beaucoup plus avantageux que d’acheter sur le marché aux prix actuels.

Ainsi, Loic ARILAZA estime que « le taux d’écrêtement ARENH aura bien plus d’incidence sur la facture des consommateurs, que le rehaussement du prix d’attribution des volumes ARENH ».

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Chaque semaine, nos experts du marché de l’énergie sont auteurs d’une note analytique de la situation sur les marchés. Pour vous maintenir au courant des dernières actualités, c’est par ici :

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Parole d’expert : Aline MARCIA, Talent Acquisition Manager chez Capitole Energie

Entreprise en pleine croissance, Capitole Energie s’appuie sur ses experts pour avancer chaque jour vers des objectifs communs.

Parmi ces collaborateurs, Aline MARCIA est Talent Acquisition Manager. Elle est donc chargée du recrutement des futurs talents de Capitole Energie. Mais plus encore, elle œuvre au quotidien à l’épanouissement de chacun.

Aline, est-ce que tu peux nous expliquer ton rôle dans l’entreprise ?

Aline MARCIA (AM) : « Je suis Talent Acquisition Manager au sein de Capitole Energie. Mon rôle premier est de mettre en place la stratégie de recrutement de l’entreprise mais aussi de développer la politique RH de Capitole Energie. »

À ce propos, comment se passe le processus de recrutement chez Capitole Energie ?

AM : « Avec les différents managers, nous déterminons ensemble les profils adaptés à la stratégie de développement du service, et plus globalement de l’entreprise. De mon côté, je vais ensuite mettre au point les fiches de postes. Lorsque nous recevons les candidatures, je les examine scrupuleusement en fonction de nos besoins. Pour un candidat, la première étape du recrutement se passera avec moi, lors d’un appel au cours duquel nous discuterons de ses envies, du poste, des missions, etc. Je fais ensuite l’intermédiaire avec le manager qui recevra le candidat en entretien. »

Quels sont les qualités indispensables selon toi pour travailler chez Capitole Energie ?

AM : « Je pense tout d’abord qu’il faut avoir connaissance de l’environnement start-up. C’est un environnement qui peut être différent de celui d’un grand groupe. La start-up est un magnifique tremplin, il permet d’être bâtisseur de son poste, de son pôle et de son parcours en général. C’est pourquoi la curiosité et la force de proposition sont des qualités essentielles. »

As-tu toujours eu pour ambition de travailler au sein d’un pôle Ressources Humaines, ou la curiosité t’a justement amené vers ce domaine ?

AM :  « Effectivement, la curiosité et la polyvalence ont joué un grand rôle à l’évolution de mon parcours. J’ai débuté ma carrière dans le commerce, en retail plus précisément. Après quelque temps, j’en suis venue à gérer mes propres magasins. C’est la que j’ai débuté toute la partie management et gestion des équipes et que j’ai découvert un réel attrait pour le recrutement et l’évolution des équipes. La partie humaine était la chose la plus intéressante pour moi, je me suis donc ensuite tournée vers un cabinet de recrutement spécialisé dans l’approche directe de cadres dirigeants et de profils pénuriques. Et au final, j’ai eu besoin de continuer la relation avec les profils que je recrutais. J’ai donc souhaité recruter en interne pour avoir davantage cette approche RH, cette relation qui fait l’essence de mon métier. »

Comment s’est matérialisé ce besoin de suivi chez Capitole Energie ?

AM :  « Chez Capitole Energie, nous avons mis en place depuis mon arrivée toute une politique RH interne. Nous avons d’abord mis en place un onboarding complet avec un parcours de formation propre à chacun. L’idée est que chaque nouveau collaborateur suive une formation personnalisée en fonction de son poste et de son parcours. Le tout avec un socle commun à tous, de formation sur le marché de l’énergie et sur notre activité, qui n’est pas toujours simple à aborder. La charte de télétravail et la flexibilité horaires ont, quant à elles, été adoptées par tous.

Je vois que plusieurs messages spontanés ont été laissés dans la boite à idée pour proposer des afterworks. C’est quelque chose dont je suis très contente, les afterworks permettent à chacun de se connaître davantage dans un cadre différent, on passe tous un bon moment et c’est très agréable. C’est comme la possibilité de pouvoir ramener les animaux au bureau, je trouve ça vraiment génial ! »

Tu es la première personne exclusivement aux ressources humaines chez Capitole Energie, comment as-tu abordé ton arrivée ?

AM : « On m’avait déjà très bien accueillie. À mon arrivée, j’avais pu assister à un séminaire, que l’on a reproduit depuis, pour faire le bilan de l’année mais aussi fixer les nouveaux objectifs, nos valeurs et la raison d’être de l’entreprise. Je trouve ça super d’impliquer les collaborateurs, de donner la parole à chacun afin que l’on regarde tous dans la même direction. Après c’est vrai que ça m’a permis d’être tout de suite force de proposition. Il y avait tout à construire, j’ai pu penser et adapter toute la stratégie de recrutement ainsi que la stratégie RH de l’entreprise. Aujourd’hui, je suis ravie en constatant que nous sommes trois fois plus de collaborateurs qu’à mon arrivée il y a un an. »

Concernant le recrutement pour Capitole Energie, tu as également à charge le recrutement des partenaires en externe. Peux-tu nous en dire plus ?

AM : « Le modèle du salariat est en pleine mutation depuis la crise COVID que nous avons connu. L’entrepreneuriat se développe de plus en plus. Dans ce contexte, je pense qu’il est important que les entreprises apprennent à maîtriser ce nouveau type de collaboration pour s’adapter aux nouvelles attentes du marché. Chez Capitole Energie nous avons eu à cœur de proposer dès nos débuts des partenariats adaptés. Nous sommes en mesure de proposer à des indépendants des solutions adaptées à leur format de contrat. Dès la mise à disposition d’outils, nous offrons un vrai partenariat gagnant-gagnant aux courtiers indépendants. Nous allons continuer sur l’année à venir à mettre les moyens nécessaires pour développer ces partenariats. »

Pour toi, est-ce différent de recruter en externe et en interne ?

AM : « Le processus de recrutement est similaire pour les collaborateurs en internes et les partenaires externes. Pour ces derniers, nous proposons ensuite une vraie aide à la prise en main des outils que nous utilisons, et un accompagnement quotidien par le biais de nos différents services. À l’heure actuelle, nous pouvons dire que Capitole Energie est en capacité de proposer une vraie valeur ajoutée à des courtiers indépendants. »

Comment envisages-tu le futur de l’entreprise et de ton service ?

AM : « En 2021 et 2022, nous avons fait un gros travail sur la stratégie RH. Ce travail continu et continuera dans les années à venir. Après avoir beaucoup travaillé sur l’axe de recrutement, nous souhaitons aujourd’hui fidéliser nos collaborateurs. Les attirer c’est bien, les garder c’est le plus important… Nous avons pour ambition de placer chaque collaborateur au cœur d’une réflexion pour proposer et mettre en place des plans de carrière adaptés. L’idée est que chacun ait la possibilité de grandir en même temps que la société et cela passe par des évolutions en interne, de la prise de responsabilité, le lancement de nouveaux projets sur son périmètre...»

La politique mise en place par Aline à son arrivée a porté ses fruits puisque Capitole Energie a obtenu en 2022 la labellisation HappyIndex®AtWork.

Aline et Capitole Energie proposent régulièrement de nouvelles offres d’emploi, n’hésitez pas à venir les consulter !

Envie d’en savoir plus sur les talents de Capitole Energie ? 🤔 Les portraits de nos collaborateurs vous attendent :

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L’Union européenne annonce un plan pour faire face à la crise de l’énergie

Mercredi 20 juillet 2022, la Commission européenne a annoncé son plan pour faire face à la crise énergétique lors de l’hiver à venir.

Faire face à la baisse des livraisons russes

Les prix de l’énergie connaissent une hausse sans précédent. Le mois de juillet a été particulièrement éprouvant sur les marchés. En cause notamment, la diminution des livraisons de gaz russe vers l’Europe. En effet, du 11 au 21 juillet, le gazoduc Nord Stream 1 permettant de transporter le gaz russe vers l’Allemagne est en arrêt pour maintenance. Il s’agit d’un des gazoducs de transport principal de l’Union européenne, le manque de ce gaz se fait donc ressentir dans plusieurs pays.

Si la raison évoquée de l’arrêt des livraisons via Nord Stream 1 est liée à la maintenance, l’Europe craint que Gazprom ne stoppe complètement toutes les livraisons de gaz vers le continent. L’énergéticien russe avait déjà diminué de 60% les livraisons via le gazoduc avant son arrêt. De plus, cela fait désormais plusieurs semaines que le géant russe a totalement stoppé les livraisons de gaz vers 5 pays européens (la Finlande, la Bulgarie, les Pays-Bas, la Pologne et le Danemark).  

De plus, en ces périodes de très fortes chaleurs et de reprise économique en Chine notamment, la demande augmente alors même que l’offre diminue.

L’Europe s’organise

L’Europe s’efforce de trouver rapidement de nouvelles sources d’approvisionnement en gaz. Les importations depuis la Norvège, l’Azerbaïdjan et l’Algérie sont par exemple en hausse et de nouveaux projets de terminaux méthaniers sont en cours pour importer davantage de GNL. Les importations de GNL depuis les Etats-Unis ont d’ailleurs triplé depuis mars. Toutefois, Faith BIROL, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), estime que « les ressources gazières non-russes ne vont tout simplement pas suffire pour remplacer les livraisons de Russie ».

Ainsi, si l’Union européenne plaidait jusqu’à présent le développement des sources d’énergie par le biais également des énergies renouvelables ; l’heure est aujourd’hui à la réduction de la demande.

Réduire la consommation globale d’énergie

La Commission européenne propose donc une série de mesures visant à réduire la consommation de manière globale.

L’objectif est ainsi de réduire la consommation annuelle de gaz de l’Union européenne entre 4 et 40 milliards de m3. Ursula Von Der Leyen a par ailleurs estimé que l’Union Européenne pouvait réduire de 45 milliards de m3 sa consommation de gaz naturel.

Parmi ces mesures, la diminution du chauffage ou de la climatisation dans les bâtiments devrait permettre d’économiser environ 11 milliards de m3. L’Union européenne fait notamment appel aux États pour réduire ces facteurs dans les bâtiments publics, mais aussi commerciaux. Bruxelles recommande de mettre en place des campagnes de communication amenant les particuliers à réduire le thermostat d’un degré durant l’hiver, le tout en privilégiant les sources alternatives de chauffage et les pompes à chaleur.

Cibler la production d’électricité et le secteur industriel

Si la réduction de la consommation dans les lieux publics et chez les ménages devrait permettre de réduire la demande, ces clients dits « protégés » (dont la fourniture est garantie) ne représentent que 37% des dépenses totales.

C’est pourquoi, l’Union européenne souhaite principalement cibler les industries et la production d’électricité. Pour cela, les pays de l’Union doivent privilégier le développement des sources renouvelables. Bruxelles estime par ailleurs que le recours au charbon et au pétrole pourrait être nécessaire « à titre temporaire ». Dans le même temps, l’UE demande aux pays en voie de stopper la production nucléaire de retarder ces fermetures.

Au niveau du secteur industriel, la Commission rappelle d’abord que certaines sources d’énergie pourraient être des solutions alternatives au gaz naturel. Par exemple la biomasse ou le biométhane. Une autre solution serait d’électrifier certaines machines.

Bruxelles propose également un « système d’enchères » qui permettrait aux entreprises qui réduisent leur consommation de recevoir des « compensations ».

Si jamais la demande augmente de manière trop exponentielle et que l’offre ne suit pas – entrainant un risque de pénurie -, l’Union se réserve la possibilité de mettre en place un mécanisme d’alerte. En concertation avec les États, celui-ci devrait permettre de fixer des « objectifs contraignants de réduction de la demande ».

L’Union européenne surveillera la mise en place de ces mesures

Avant la fin du mois de septembre, chaque Etat devra mettre en place des plans d’urgence nationaux. La Commission européenne vérifiera tous les deux mois l’avancement des actions et leurs résultats.

Ce plan présenté par la Commission européenne doit encore être discuté par les États membres.

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Qu’est-ce que le Plan de Sobriété Énergétique annoncé par le Président Macron ?

Comme chaque année, le Président de la République répond aux questions des journalistes lors de l’interview du 14 juillet. L’interview de cette année s’est tenue dans un contexte particulièrement tendu sur les marchés de l’énergie. Le Président Macron a donc annoncé la mise en place d’un Plan de Sobriété énergétique.

Les prix de l’énergie atteignent des sommets

Depuis la fin de l’année 2021, le marché de l’énergie s’affole. Cette tendance, exacerbée par la guerre en Ukraine et les tensions avec la Russie, ne montre pas de signe de faiblesse.

La Russie a drastiquement diminué ses livraisons de gaz vers l’Europe, réduisant ainsi fortement l’offre sur le continent. Le géant russe Gazprom a même totalement stoppé ses livraisons vers 5 pays européens (La Finlande, la Bulgarie, les Pays-Bas, la Pologne et le Danemark) qui ont refusé de payer le gaz en roubles comme l’exige la Russie.

De plus, les livraisons de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) depuis les Etats-Unis notamment, ne permettent pas de combler le manque des livraisons russes.

En France par ailleurs, la disponibilité nucléaire inquiète de plus en plus. De nombreuses centrales sont à l’arrêt du fait de maintenance ou de problèmes de corrosion sur les systèmes de sécurité. La production nucléaire française est donc au plus bas et le pays devrait redevenir importateur net d’électricité durant l’été 2022.

Ainsi, les premières semaines du mois de juillet 2022 voient les prix du gaz et de l’électricité s’envoler chaque jour un peu plus. Le 14 juillet 2022, l’électricité CAL 23 en Base s’échange à 478,34€/MWh. Le gaz PEG CAL 23 est repassé sous la barre des 130€/MWh mais s’échange tout de même à 125,137€/MWh.

Évolution du prix de l’électricité au 8 juillet 2022

Évolution du prix du gaz au 8 juillet 2022

Remplir les stocks de gaz avant l’hiver

Aux vues des inquiétudes concernant les livraisons de gaz russe en Europe, l’Union européenne souhaite remplir au maximum ses stocks de gaz avant l’hiver. En France, l’objectif est de remplir à 100% les stocks de gaz. Nous consommons cependant chaque hiver environ 2,5 fois notre capacité de stockage. Ainsi, si les stocks sont remplis à 100% au début de l’hiver, il faudra tout de même importer de grandes quantités de gaz sur toute la période. Les énergéticiens français (Engie, EDF et TotalEnergies) ont d’ailleurs récemment appelé les français à réduire leur consommation : « Agir dès cet été nous permettra d’être mieux préparés pour aborder l’hiver prochain et notamment préserver nos réserves de gaz ».

Un « Plan de Sobriété » à l’échelle du pays

Emmanuel Macron a donc pris la parole jeudi 14 juillet avec des mots forts concernant la crise énergétique. Selon lui, « nous devons aujourd’hui nous préparer à un scénario où il faut nous passer en totalité du gaz russe ». Ainsi, la France « doit rentrer collectivement dans une logique de sobriété ».

L’objectif à l’échelle nationale est de réduire de 10% notre consommation énergétique d’ici 2 ans.

Cela nécessiterait des efforts de chaque secteur afin d’engendrer une telle baisse. Les bâtiments accueillant du public, notamment les grandes surfaces et magasins, pourraient par exemple baisser le chauffage sous les 19°C cet hiver. Au niveau des entreprises, l’effacement énergétique devrait-être encouragé afin de réduire dans un premier temps la demande sur les heures de forte consommation. Sur un plus long terme, les entreprises – notamment du secteur industriel – seront amenées à mettre en place des politiques internes permettant des économies d’énergie.

De son côté l’administration fera également partie de cet effort collectif : « on va faire un plan pour les administrations publiques », a précisé le Président Macron.  

Encourager le développement du renouvelable en France

Emmanuel Macron a précisé ensuite que « la première chose c’est la sobriété, la deuxième, développer le renouvelable ». Il s’agit donc de réduire les délais de mise en place des projets d’infrastructures renouvelables : « aujourd’hui on met dix ans à faire un plan d’éolien offshore, on doit aller beaucoup plus vite ». Les sources mises en avant sont donc aujourd’hui l’éolien offshore et le solaire. L’éolien terrestre n’étant, pour la plupart du temps, que peu apprécié.

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Actualités Capitole Energie

L’Energie de Capitole Energie – Interview exclusive de Maxance LEPAGE – CRM et Data Manager

Rien de tel qu’une petite vidéo pour découvrir les collaborateurs de Capitole Energie ! Retrouvez votre série favorite « Les coulisses de Capitole Energie racontées par ses talents » qui met en lumière un membre de l’équipe à chaque épisode !

Pour ce nouvel épisode, c’est Maxance LEPAGE, notre CRM et Data Manager, qui s’est prêté au jeu de l’interview !

Maxance est arrivé chez Capitole Energie pour réaliser son stage de fin d’étude, le jour de tournage de cette interview était également son premier jour de CDI !

Je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde, on m’a tout de suite mis à l’aise.

Maxance LEPAGE (ML) : « C’est parti ! »

Quel jour on est aujourd’hui ?

ML : « Aujourd’hui on est vendredi, c’est mon premier jour de CDI. Et voilà, c’est la concrétisation de mon stage après 6 mois. [Bravo!] Team stagiaires, désolé mais je vous ai quitté ! »

Sales Force ou Excel ?

ML : « Sales Force évidemment. »

Poker ou Pétanque ?

ML : « Je suis meilleur je pense quand même au poker. Mais pétanque c’est cool, on est dehors, on est avec les amis. »

Et la vraie raison… ?

ML : « Pour boire un coup surtout. »

Chocolatine ou Pain au chocolat ?

ML : « C’est compliqué de répondre à cette question. Parce que pour moi je dirais pain au chocolat, mais on est à Toulouse, je me fais taper sur les doigts tous les jours. Donc on va dire choco, ça passe pour tout le monde. »

Thé ou Café ?

ML : « Thé, thé, thé évidemment. Mais oui, 16h, le thé. Au bout d’un moment on peut varier un peu les plaisirs avec le thé, le café c’est bon… »

Commencer plus tôt ou Finir plus tard ?

ML : « Finir plus tard. C’est important de dormir. »

Pourquoi avoir rejoint Capitole Energie ?

ML : « Et bien c’est assez simple. Déjà pour la possibilité pour moi d’apprendre des choses, de participer à l’aventure et à l’évolution de Capitole Energie. Et tout simplement pour mon expérience personnelle et professionnelle. »

C’est quoi être CRM et Data Manager ?

ML : « Je vais vraiment être en charge de tout ce qui touche le CRM, la personnalisation, la conformité du CRM pour les équipes. Je vais aussi vérifier la bonne application des processus que je peux mettre en place et vraiment participer au projet de développement de l’entreprise. »

Quel est le moment que tu retiens de tes six mois de stage ?

ML : « Le moment que je retiens, je pense que c’est mon arrivée. Puisque j’étais assez stressé et ça s’est super bien passé. Je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde, on m’a tout de suite mis à l’aise. J’en ai un très bon souvenir ! »

Et pour finir, c’est quoi ton after-work de rêve ?

ML : « Mon after work de rêve, mais quand même réalisable : 18h, on sort, on enfile le short, direction la playa, mojito, activités, collègues.. et après ça reste au sein de Capitole Energie.

Toulouse et plage… il y a comme un soucis ?

ML : « C’est pas grave on peut s’arranger sur ça… [rires] En vrai on est à deux heures de routes de la plage, ça va. »

Tu as toujours l’honneur du mot de la fin sur nos vidéos after-work alors… un dernier mot ?

ML : « Un dernier mot là ? J’espère que je gagnerai la prochaine activité parce que là j’en ai marre de perdre. » (Pssst : si tu veux découvrir les coulisses de Capitole Energie, abonne-toi à nos pages Instagram et LinkedIn !)

Si comme Maxance vous ambitionnez d’évoluer au sein d’une entreprise dynamique, venez découvrir nos offres d’emploi sur notre espace carrière !

🔎 Pour en apprendre davantage sur les talents de Capitole Energie, n’hésitez pas à consulter les interviews de nos collaborateurs :

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5 étapes pour débuter le management de l’énergie

Pour une entreprise, la performance énergétique est de plus en plus liée aux performances globales. Dans un contexte d’augmentation des prix sur les marchés, le poste énergie est particulièrement surveillé. Notamment pour les industries très consommatrices. Il est donc nécessaire de mettre en place des actions permettant une meilleure maîtrise de ce budget.

Qu’est-ce que le système de management de l’énergie

Les entreprises peuvent donc appliquer une politique énergétique globale grâce à un système de management de l’énergie. Celui-ci peut être propre à chaque entreprise ou dépendre des normes fixées dans le cadre de la certification ISO 50001.

Concrètement, le système de management de l’énergie permet de définir les moyens et outils adaptés à une stratégie d’efficacité énergétique, et de mettre en place les actions adéquates. Cela vous permettra de réaliser des économies d’énergie à court et long terme.

Pourquoi se lancer dans le management de l’énergie ?

  • Le management de l’énergie permet à la fois de prendre les mesures nécessaires dans le cadre d’une démarche s’intégrant dans la transition énergétique et respectant ainsi les valeurs de votre entreprise. Mais il permet aussi de développer la compétitivité de votre entreprise en réduisant son budget énergie
  • En manageant votre énergie, vous avez la main sur la consommation globale de votre entreprise
  • Le système de management de l’énergie permet de mettre en place des opérations pour suivre et analyser votre consommation grâce à des indicateurs de performance énergétique (IPE) choisis en fonction des spécificités de votre entreprise
  • Ce type de programme permet de fédérer tous vos collaborateurs autour d’un projet commun à l’entreprise et à l’environnement
  • Le développement d’un système de management de l’énergie vous permettra d’identifier et de prioriser les actions énergies à mettre en place en fonction de leur temps de retour sur investissement (TRI)
  • Vous mettez également en place des vérifications permettant de réduire et supprimer les fuites et déperditions d’énergie. Vous réalisez ainsi des économies d’énergie et donc réduisez votre facture sur le long terme

Votre entreprise après avoir mis en place un système de management de l’énergie

Lorsque vous aurez mis en place un système de management de l’énergie, vos prises de décision concernant l’énergie seront simplifiées car elles répondront à des objectifs clairs et chiffrés. De la même manière, cela vous permet de prendre en compte, dans chacun de vos projets futurs, l’impact de l’énergie. Cela peut par exemple permettre de mettre en place de nouveaux procédés.

Ainsi, votre entreprise témoigne d’une vision long terme concernant la performance énergétique.

Comment mettre en place une stratégie de management de l’énergie ?

Réaliser un audit énergétique

Cet audit énergétique permet d’analyser la consommation et les factures d’énergie de votre entreprise. Les données extraites permettent de mesurer les possibilités et déterminer les actions réalisables.

La réalisation d’un audit énergétique est obligatoire tous les 4 ans pour les entreprises de plus de 250 salariés. (Une exemption peut être accordée si l’entreprise est certifiée ISO 50001 sur au moins 80% de ses factures énergétiques).

Sur le même principe, un audit organisationnel en interne peut être réalisé pour déterminer les stratégies déjà en place et les possibilités à venir.

Définir votre politique énergétique

Si ce n’est déjà fait, il est important de définir la politique énergétique de votre entreprise. Elle sera le fer de lance de toutes les actions que vous mettrez en place.

Créer un calendrier des actions

Les actions à réaliser sont réfléchies et priorisées en fonction des résultats présentés dans l’audit énergétique.

Mettre en place les actions

Toutes les améliorations possibles détectées sont mises en place durant cette étape. Que ce soit par le biais de travaux, de formations ou de modifications des process, des matériaux utilisés etc. La politique énergétique mise en place au sein de votre entreprise doit se retrouver dans les usages quotidiens. Elle concerne tous les employés.

Réaliser un suivi

Il est important de mettre en place un suivi régulier des résultats des actions à date. Cela permet de déterminer les axes de changement les plus probants, mais également de réorienter la stratégie si besoin.

Attention : dans le cadre de la certification ISO 50001, la réalisation d’un audit de suivi est obligatoire.

Le référent énergie : garant de la mise en place du système de management de l’énergie

Le référent énergie est un collaborateur interne à votre entreprise qui permettra la bonne réalisation des actions mises en place. Il coordonnera la stratégie énergétique afin d’en optimiser les démarches. Il est possible de créer une équipe énergie avec des représentants de chaque service qui prendront en charge la mise en place d’actions simples. Ces collaborateurs peuvent d’autant plus déterminer les procédés à optimiser puisqu’ils sont au centre des problématiques et des équipes.

En plus d’un système de management de l’énergie, il peut être important de revoir ses contrats d’énergie ou encore d’optimiser ses taxes et sa consommation. Le courtage et l’optimisation sont deux solutions proposées par Capitole Energie. Nos experts vous accompagnent dans ces démarches afin de réduire le budget énergie global de votre entreprise.

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